Désenchantement

Ciel, Qu'Avons-Nous Fait?

Bienvenus dans le monde joyeux de Pollux

Dimanche 4 mars 2007

Toi

Je jure devant Dieu
Avoir vu dans tes yeux
L'amour que même un roi
Ne peut avoir.

Toi tu parles, ris, chantes,
Et moi je m'exécute.
Toi tu danses vers les étoiles;
Et elles, elles te tendent les bras.

Dans le sens des vagues,
Contre l'écume de tes seins,
Sur la plage de ton ventre chaud,
Comme un marin qui s'étreint d'amour.

Pareil au nauffragé de mille jours
J'aime me savoir seul avec toi.
Le temps semble si vide
Quand tu ne le tournes pas de tes doigts.

L'ombre recule à la vue de tes yeux,
La nuit blanchie
Et les étoiles jetées au bagne
S'en reviennent remplies de lumière.

 Pollux
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Dimanche 4 mars 2007
J' aurais voulu voir à quoi ressemble
L'Amérique sans ses tours de verre
Rencontrer les indiens au bord des montagnes
Traverser le désert d'Est en Ouest.

J'aurais voulu voir à quoi ressemble
L'Amérique démaquillée de son goudron
Pour dormir le nez dans les étoies
Entre Bob Dylan et Maryline.

J'aurais voulu voir à quoi ressemble
L'Amérique sans ses croix de foi
Pour sentir sur ma peau le vent de la liberté
Et me contenter d'une apparente paix.

J'aurais voulu voir à quoi ressemble
L'Amérique sans barils côtés en bourse
Et alors j'aurais construis mon empire
Pour qu'il s'écroule de lui même.
 
J'aurais voulu voir à quoi ressemble
L'Amérique sans atomes enrichis
A l'abris des missiles
Bien au chaud sous le soleil de Floride.

 Pollux
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Dimanche 4 mars 2007
Vous étiez si belle à la lueur de cette bougie,
A demi nue, dansant d'un pas de transe.
Vous étiez si jeune ma reine,
Le regard si loin.
Vous étiez ces soleils qui tournent,
Un astre brillant et brûlant,
A s'en brûler les mains.
Vous étiez mon rêve,
Dans mes nuits blanches
Et sans songe.
Vous étiez parfaite, habillée de ce drap de soie,
Dormant sur l'écume de mon lit.
Je me souviens, en ce jours, de vous.
Ces images prennent ma tête.


 Pollux
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Dimanche 4 mars 2007
J'ai croisé ce regard,
Au milieu de cette foule,
Seul, triste, sale
J'en ai pleuré.

J'ai croisé ce visage,
Au milieu de ce camp,
Meurtri, abattu, coupé,
J'en ai pleuré.

J'ai croisé ce sourire,
Au milieu de cette nuit,
Comme un appel à l'espoir
J'en ai pleuré.

J'ai croisé la mort,
Dans chaque homme,
Prête à faire affaire,
J'en ai pleuré.

Jai croisé ces armées,
Au milieu du village,
Prêtent pour le sang
Et je m'en suis voulu.

 Pollux
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Vendredi 8 décembre 2006
Tu voulais des rêves,
Qui se seraient affichés sur les murs
Tu voulais prendre parti,
T'enfuir sur la lune
Et peut être qui sait
Rencontrer le Petit Prince
Tu voulais te sentir vivre
Tu croyais qu'il vallait
Mieux en rire qu'en pleurer

Tu voulais des montagnes de rires
Des hivers remplis de lassitude
Tu rêvais de fleurs dans les cheveux,
Et d'avions sans ailes
Tu voulais voir derrière les mers,
Aller toucher l'horizon
Divaguer au grés des courants
Danser avec les vagues,
Et laisser le vent rebondir
De rêves en rêves.

Pollux.
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Vendredi 8 décembre 2006
Semblables à ces quatres lunes,
Etincelants au milieu du jour,
Pareils à des soleils carrés
Tournant autour de cette Terre.

Portant notre malheur,
Jusqu'au hasard des profondeurs
Jouir du temps,
De cette brume sur nos peaux.

De cette pluie,
Sur nos visages défaits.
Laissant le cour de l'histoie
Au soin de quelques autres.

Apercevoir l'unité,
Comme un drapeau qui brûle
Redescendre cette rue,
Parcourir le reste du monde.

On est toujours mieux loin d'ici
Et l'amour, toujours l'amour,
Grandissant, comme une mauvaise herbe
Résistant aux assauts à répétitions.

Nous recouvrant le coeur,
Pareil à l'étincelle soufflée par cette brise
Attendant avec impatience
Ces journées grises.

Où le froid et la pluie,
Nous tiennent compagnie
Recouvrant nos âmes
D'une mince couverture.

Enfin nous avons recouvert nos coeurs,
Blindés comme une centrale nucléaire
Toujours plus haut
En partant de bien bas
 
Le reste ne regarde que toi ....

Pollux
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Blues


C'est le chant,
De ceux qui n'ont rien,
Rien que des idées,
Pour aller plus loin
C'est le chant,
Des fous, des poètes,
Tous les perdus, sur leur méga planète
C'est le chant des desespérés,
Que leurs ailes empêchent de marcher
Ceux qui préfèrent être condamnés,
A garder leur tête baissée
Ceux qu'on tue,
Ceux qu'on brûle en Enfer,
Ceux qui parlent,
Qu'on voudrait faire taire,
Ceux qui n'ont pas de religion,
Ceux qui n'ont pas de dieu ni de maître,
Ceux qui tiennent compte de la saison,
Pour tendre la main à un de leur frère
Ceux qui préfèrent être fusillés,
A garder leur tête baissée
Ceux qui prennent au nom des Libertés,
Une plume, de l'encre et du papier,
Pour refaire, pour mieux réinventer,
Notre pauvre réalité,
Et puis Toi, que je ne connais pas,
Mais qui je sais fait bien plus que moi,
Liberté je prie pour Toi,
Que jeunesse cesse le combat...

Damien Saez


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