Bienvenus dans le monde joyeux de Pollux


Ciel, Qu'Avons-Nous Fait?

Non, nous ne sommes pas morts. La Liberté existe encore, la force de croire, de vouloir un monde sans eux.
Non, nous ne cèderons pas, jamais, aucun pouvoir n'aura raison de nos passions.
Nous sommes les enfants du soleil, baignés d'innocence et d'amour, nous croyons en les étoiles qui peuplent notre ciel.
Sommes-nous fous? Toujours non, pourquoi être mort avant d'avoir vécu, pourquoi se taire alors que l'on doit hurler, il faut faire de ces vies des destinées et non des condamnées, il faut vouloir et non subir, ressentir qu'il est encore possible.
J'en appelle à chacun, à tous , à toutes, pour qu'ici soit notre planète et non celle du dollard, pour que la vie reprenne ses droits, que les enfants puissent enfin grandir sans feu et sans larmes.
J'en appelle à vous, perdus ou retrouvés, abbatus ou qui se débattent, vous qui de ce monde espérez mieux, un autre ici est possible et c'est ensemble qu'on doit le construire.
Non, l'argent n'est pas notre religion, ni notre vocation. Oui, nous croyons en la Vie.
Pollux
Pollux
Il reste la poussière, les regards, les cris éteints par la souffrance
Il reste quelques larmes enfouies dans le sol, des souvenirs
Il reste nos rêves perdus et piétinés, nos illusions et nos souffrances
Il reste ces mots qui n'y peuvent plus rien, vidés de leur sens
Il reste ces images toujours plus fortes, toujours plus violentes
Il reste le désespoir, le noir de la nuit qui s'affence plus vite de jours en jours
Il reste ces hommes aux couleurs bien trop propres, aux idées bien trop faibles
Et il est perdu l'amour, il a vendu toutes ses vertus, s'est séparé de ses joies
A troqué sa folie pour le quotidien, a renié ses origines pour être accepté
L'amour est mort, oublié de tous, il ne s'en est pas sortit.
J'ai perdu, je le sais à présent que le temps est passé.
J'ai perdu et ils ont gagné.
Pollux
C'est le chant,
De ceux qui n'ont rien,
Rien que des idées,
Pour aller plus loin
C'est le chant,
Des fous, des poètes,
Tous les perdus, sur leur méga planète
C'est le chant des desespérés,
Que leurs ailes empêchent de marcher
Ceux qui préfèrent être condamnés,
A garder leur tête baissée
Ceux qu'on tue,
Ceux qu'on brûle en Enfer,
Ceux qui parlent,
Qu'on voudrait faire taire,
Ceux qui n'ont pas de religion,
Ceux qui n'ont pas de dieu ni de maître,
Ceux qui tiennent compte de la saison,
Pour tendre la main à un de leur frère
Ceux qui préfèrent être fusillés,
A garder leur tête baissée
Ceux qui prennent au nom des Libertés,
Une plume, de l'encre et du papier,
Pour refaire, pour mieux réinventer,
Notre pauvre réalité,
Et puis Toi, que je ne connais pas,
Mais qui je sais fait bien plus que moi,
Liberté je prie pour Toi,
Que jeunesse cesse le combat...
Damien Saez
